Vincennes

Centre historique des archives

Vincennes
Vincennes - Vincennes

Le centre de Vincennes propose une bibliothèque spécialisée dans le domaine de la défense. On y trouve les archives du ministère de la Défense, des organismes interarmées, de l'armée de terre, de l'armée de l'air, de la gendarmerie nationale, de l'état-major de la marine et des organismes de la marine basés en Ile-de-France.

380km linéaires d'archives
75 places en salle de lecture

Fonds disponibles :

> Témoignages oraux librement communicables

Adresse géographique

Château de Vincennes

Avenue de Paris

94306 Vincennes Cedex

Horaires

Le lundi de 13h à 17h 

du mardi au jeudi de 9h à 17h 

le vendredi de 9h à 16h 

le samedi de 9h30 à 15h

Solicitud de orientación

Téléphone : 
Courriel : 

Fonds et collections à Vincennes

Les archives de la Guerre et de l’armée de Terre


Les archives de la Guerre et de l’armée de Terre regroupent les documents produits ou reçus du XVIIe siècle à 1940 par le ministère de la Guerre, ainsi que par les unités et par l’état-major de l’armée de Terre jusqu’à nos jours. Elles comprennent aussi les archives des hautes instances et d’organismes interarmées ou interministériels de la fin du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale.


Archives dites « historiques »

Antérieures pour la plupart à 1940, elles correspondent aux archives opérationnelles et politiques, classées par les archivistes du dépôt de la Guerre pour rendre compte des opérations militaires et de la direction de la guerre. Elles sont réparties entre plusieurs séries. Certaines sont chronologiques : GR A, Ancien Régime ; GR B, Révolution ; GR C, Premier Empire ; GR D, Seconde Restauration ; GR E, Monarchie de Juillet ; GR F, Seconde République ; GR G, Second Empire ; GR L, Guerre de 1870-1871, Commune de Paris ; GR N, Troisième République ; GR NN, Troisième République, archives rapatriées de Russie. D’autres sont topographiques ou territoriales : GR H, Outre-mer (jusqu’à la décolonisation) ; GR I, Circonscriptions militaires. Elles sont complétées par les archives de la justice militaire (GR J) et par celles produites par le dépôt de la Guerre puis le Service historique de l’armée dans le cadre des travaux historiques et géographiques dont il était chargé (série GR M, dont les Mémoires et reconnaissances).

Archives contemporaines de l’armée de Terre

Les archives de l’armée de Terre postérieures à 1940 sont réparties en trois séries : GR P, Unités de la Seconde Guerre mondiale (sous-séries GR 10 à GR 12 P) ; GR T, État-major de l’armée de Terre et organismes rattachés ; GR U, Unités et organismes de l’armée de Terre formant corps. Ces séries sont prolongées par les séries GR Z et DE ZE. On trouve également en série U les archives des forces françaises en Autriche et en Allemagne, de même que celles des régions militaires ou des écoles.

Archives techniques

Datant du XVIIe au XXe siècle, elles sont constituées des séries GR V (Archives techniques du génie) et GR W (Archives techniques de l’artillerie). Les archives du génie trouvent leur origine dans les fonds du dépôt des Fortifications, créé sous la Révolution, et comprennent les archives de la section technique et de l’inspection du génie ainsi que les versements des directions des travaux du génie. La série GR W est issue des fonds du dépôt de l’Artillerie, attaché au Comité de l’artillerie créé sous la Révolution puis aux organismes qui lui ont succédé.

Archives administratives

Datant du XVIIe au XXe siècle, elles forment les séries GR X (Archives administratives des unités et des états-majors) et GR Y (Archives collectives et individuelles du personnel). Elles contiennent essentiellement des pièces relatives à la gestion à la fois collective et individuelle du personnel des armées par l’administration centrale de la Guerre : contrôles de troupe, contrôles d’officiers, dossiers de carrière et de pension, revues d’inspection, registres d’entrée aux Invalides, etc. Normalisées à partir de la première moitié du XIXe siècle, ces archives sont la principale source d’information pour les recherches généalogiques. Parallèlement à la première Journée du généalogiste (2012), le SHD a publié Vos ancêtres à travers les archives militaires, qui présente notamment le contenu des séries GR X et GR Y en fonction du type d’ancêtre recherché (cf. « Recherches sur une personne », p. 60).


Les archives rapatriées de Russie

Archives militaires françaises saisies par les Allemands sous l’Occupation, puis emportées par les Soviétiques en 1945 pour être conservées en URSS, les fonds dits de « Moscou » ont été remis au ministère de la Défense dans les années 1990 et 2000. Ces archives forment un complément essentiel aux fonds de la série N produits durant la Troisième République. Formant la série NN afin de les distinguer des archives restées en France, elles sont en cours de classement et les inventaires sont progressivement mis à la disposition du public.

Les fonds

Ce sont au total près de quatre kilomètres linéaires d’archives (plus de 22 000 cartons) qui ont été réceptionnés par le Service historique de l’armée de Terre (SHAT) à l’issue d’un long périple. Ces archives, datant pour l’essentiel de la période 1880-1943 – avec des pièces de la fin du XVIIe siècle –, provenaient de saisies effectuées entre 1940 et 1943 dans les administrations parisiennes, mais aussi en province, au fil de l’avancée des troupes allemandes et dans les lieux où elles avaient été mises à l’abri... Elles émanent d’une très grande variété de producteurs, allant des plus hautes instances militaires françaises et interalliées aux unités élémentaires, en passant par les directions du génie, de l’artillerie, de la cavalerie, sans oublier le fonds du 2e bureau de l’état-major qui représente 700 mètres linéaires d’archives à lui seul.

Le traitement

Réparties dans un premier temps en fonction de leur provenance entre les quatre services historiques des armées et de la Gendarmerie nationale, ces archives sont au coeur d’une immense entreprise de traitement qui a mobilisé tout particulièrement les archivistes du SHAT, puis les responsables des fonds de l’armée de Terre du SHD, chargés de plus de 95 % des archives rapatriées et confiées au ministère de la Défense. Le premier ensemble arrivé à Vincennes en 1993-1994 a très vite été traité, ce qui a permis la parution dès 1997 d’un inventaire en quatre tomes et la mise à disposition rapide du fonds. Mais après l’arrivée du second ensemble en 2000, le constat a été fait d’une très grande complémentarité entre les deux : il a donc été décidé de les refondre intellectuellement et matériellement afin d’aboutir à un seul supplément de la série N, réunissant les archives du ministère de la Guerre sous la Troisième République.

La communication

Librement communicables au regard des dispositions du code du patrimoine, les archives dont le traitement est achevé font l’objet d’inventaires publiés progressivement sur le site du SHD. Des archives de la Marine, de l’armée de l’Air et de la Gendarmerie nationale ont également été remises aux services historiques correspondants ; les instruments de recherche décrivant les archives de l’armée de l’Air et de la Gendarmerie sont disponibles en salle de lecture Louis XIV.


Les archives contemporaines de la Défense

Les archives contemporaines de la Défense regroupent les documents produits ou reçus par les organismes militaires du 22 juin 1940 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, le cabinet du ministre de la Défense ainsi que l’administration centrale du ministère, l’état-major des Armées, les organismes interarmées, sans oublier l’administration militaire d’outre-mer depuis 1940.


Archives de la Seconde Guerre mondiale

Regroupées dans la série GR P, ces archives se décomposent en plusieurs ensembles, reflet de la situation politique complexe de la période : 

  • archives des organismes militaires du gouvernement de Vichy ;
  • archives des organismes établis par le général de Gaulle à Londres ;
  • archives des organismes mis en place en Afrique du Nord après le débarquement de novembre 1942, puis transférés à Paris ;
  • archives des services de renseignements et de contre-espionnage français : bureau central de renseignements et d’action (BCRA), direction de la sécurité militaire d’Alger (DSM), direction générale des services spéciaux (DGSS), direction générale des études et des recherches (DGER).


Archives de la présence militaire française outre-mer après 1940

Subdivisée en autant de sous-séries que de territoires ayant connu une présence militaire française, la série GR H constitue notamment, dans sa partie postérieure à 1940, une source essentielle pour l’étude des conflits de la décolonisation.

Archives du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN)

Rattaché aux services du Premier ministre, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) verse ses archives au SHD. Avec celles des organismes qui l’ont précédé ou lui sont rattachés, les archives du SGDN, devenu SGDSN, forment l’essentiel de la série GR Q, qui trouve son prolongement dans la série DE ZA. On y trouve des documents sur la politique de défense, l’organisation des armées, la modernisation des armements, les relations internationales ou les grands conflits coloniaux.

Archives du cabinet du ministre de la Défense et des organismes rattachés

La série GR R rassemble les archives postérieures à 1945 du cabinet du ministre chargé de la défense nationale et des organismes directement rattachés au ministre, comme les comités et conseils supérieurs, le contrôle général des armées, les inspections générales, les directions d’administration centrale, désormais regroupées au sein du secrétariat général pour l’administration. La part croissante prise par celui-ci dans l’organisation du ministère explique la création, dans la famille de cotes Défense, de deux séries, DE ZB (Cabinet du ministre) et DE ZC (Secrétariat général pour l’administration), prolongeant la série GR R.

Archives interarmées
La série GR S, prolongée par la série DE ZD, regroupe sous la dénomination « État-major des armées » les archives d’un organisme qui, tout en portant le même nom, a pu recouvrir des réalités bien différentes de 1948 à nos jours et connu une évolution très importante : le chef d’étatmajor des armées est aujourd’hui l’autorité militaire la plus élevée.

Les archives du bureau Résistance

Parmi les fonds « Défense », il convient de faire une place à part aux archives du bureau Résistance, créé en 1948 à partir des bureaux et organismes liquidateurs des différentes familles de la Résistance. Après avoir fait partie successivement de l’état-major de l’armée de Terre, de la sous-direction des bureaux du cabinet (SDBC) et de la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA), il est finalement intégré au Service historique de la Défense à sa création en 2005. En 2013, dans le cadre de la réorganisation de ce service, le bureau disparaît en tant qu’entité administrative. Il était essentiellement chargé de la liquidation des questions relatives aux services rendus dans la Résistance et reconnus par l’autorité militaire. Pour remplir sa mission, il alimentait et exploitait plus de 600 000 dossiers individuels représentant à eux seuls environ 1,5 kilomètres linéaires d’archives, sans compter les archives collectives des réseaux et des mouvements. Aujourd’hui, ces archives intégrées dans les fonds du Service historique de la Défense sont communicables et suscitent un réel intérêt des chercheurs, historiens ou descendants d’anciens résistants. Une base de données nominative a été créée pour faciliter les recherches parmi les 600 000 dossiers individuels conservés : elle est consultable en salle de référence à Vincennes, de même que les instruments de recherche des archives collectives de la Résistance.


Les archives centrales de la Marine

Ces archives regroupent l’ensemble des documents produits ou reçus par les forces, services, établissements et organismes de la marine militaire française, dirigés par le ministère de la Marine, le secrétariat d’État et l’état-major de la Marine. Elles se répartissent entre les archives « centrales » et « portuaires ».

Les « archives centrales », qui se trouvent conservées à Vincennes, émanent du ministère de la Marine, du secrétariat d’État, de l’état-major de la Marine, des directions et services centraux et des attachés navals ; s’y rajoutent les documents produits par des unités à terre ou en mer durant les conflits du XXe siècle, ainsi que les dossiers individuels des officiers de marine et corps assimilés dont les plus anciens remontent au milieu du XVIIIe siècle. Conservées dans les cinq ports militaires français de Brest, Cherbourg, Lorient, Rochefort et Toulon, les « archives portuaires » proviennent des forces, services, établissements et organismes rattachés au port concerné (voir leurs notices). Comme l’a souligné Charles Braibant, qui fut chef du service des archives et bibliothèques de la Marine de 1919 à 1944 : « Depuis la fin de l’Ancien Régime jusqu’à une époque récente, l’histoire des archives de la Marine est celle d’un long martyre. » Constituées au cours de la deuxième moitié du XVIIe siècle sur l’ordre de Colbert, secrétaire d’État de la Marine de Louis XIV, les archives de la Marine et des Colonies sont officiellement instituées en 1699 par Pontchartrain, aussi secrétaire d’État, sous la forme d’un dépôt d’archives situé place des Victoires à Paris. C’est le généalogiste Clairambault qui en est nommé « premier commis » et peut être considéré comme le premier organisateur des archives maritimes. En outre, un dépôt spécialisé, appelé « dépôt des cartes et plans », est institué en 1720 pour regrouper et conserver les cartes, plans et journaux de navigation ; c’est l’origine du Service hydrographique de la Marine. Les archives de la Marine et des Colonies ont connu de nombreuses vicissitudes de la fin de l’Ancien Régime jusqu’à l’aube du XXe siècle, subissant notamment de nombreux accidents de conservation, des déménagements, des changements d’organisation, et des rattachements successifs. À la fin du XIXe siècle, un décret de 1887, issu des travaux de la Commission supérieure des archives de la Marine, institue le cadre de classement qui les structure en grandes séries et clôt plus d’un siècle d’instabilité désastreuse des méthodes de classement. Un second décret, dix ans plus tard, sépare les fonds antérieurs à la Révolution, qui deviennent les « fonds anciens de la Marine » pourvus d’une cotation à lettre simple, des fonds postérieurs à la Révolution, désignés comme les « fonds modernes » et recevant une cotation à lettres redoublées. Enfin, à partir de 1899, par décret du ministre de la Marine Lockroy, les fonds anciens sont déposés aux Archives nationales, ainsi que, peu à peu, de nombreuses séries, partiellement ou intégralement, courant jusque vers 1870. Aujourd’hui, seuls les fonds anciens de la Marine ainsi que les archives du Service hydrographique de la Marine demeurent conservés aux Archives nationales. En effet, les fonds du Service hydrographique de la Marine ont été majoritairement recueillis par les Archives nationales et la Bibliothèque nationale, à l’exception de la soussérie MV 9JJ, toujours conservée à Vincennes.

Les archives de l’armée de l’Air

14 kilomètres linéaires d’archives émanant du ministère de l’Air, de l’état-major, de l’administration centrale, des services, des bases aériennes et des unités de l’armée de l’Air permettent aujourd’hui de retracer l’histoire de cette composante de l’Armée devenue arme en 1922, puis armée à part entière en 1933-1934.

En 1934 le général Denain, ministre de l’Air, écrit : « Il est nécessaire de grouper dans des documents propres au département de l’Air les enseignements tirés de l’étude de la guerre 1914-1918. La dispersion des matériaux dans la masse des archives du service historique de l’Armée est un grave obstacle à ce travail. (…) Le département de l’Air doit créer au plus tôt un organisme chargé des études historiques de l’Air où l’aviation civile et l’aviation militaire (…) puiseront de communs enseignements. » C’est ainsi qu’en 1934, année de la création de l’armée de l’Air, est créé le Service des études historiques et géographiques de l’Air, pour la conservation du patrimoine de cette nouvelle armée. Celui-ci reçoit du Service historique de l’Armée les archives des unités de la Première Guerre mondiale et de l’ancienne direction de l’aéronautique du ministère de la Guerre. Il s’installe en 1935 dans les locaux du ministère de l’Air, boulevard Victor à Paris, et prend en 1939 le nom de Service historique de l’armée de l’Air (SHAA). Pendant la Seconde Guerre mondiale, le service connaît des pérégrinations dommageables pour les fonds : à titre d’exemple, les archives de la Première Guerre mondiale (série A) comprenait 1 500 cartons en 1939, aujourd’hui réduits à 350. Revenu à Paris en 1945, puis en 1948 à Versailles, le SHAA rejoint en 1968 le SHAT au château de Vincennes et, en 2005, lors de la mutualisation des services historiques, devient partie intégrante du SHD. Compte tenu de leur histoire mouvementée, ces fonds, s’ils remontent au début du XXe siècle, ne prennent toute leur cohérence qu’à partir de 1945, dans la variété de leurs typologies : archives de commandement, archives opérationnelles, archives techniques, journaux de marche des unités, dossiers d’objectifs, dossiers individuels, dossiers d’accidents aériens… Indissociables des fonds de l’armée de Terre dont l’aéronautique militaire s’est progressivement détachée, ces archives trouvent par ailleurs un complément naturel dans les sources complémentaires collectées depuis plusieurs décennies pour combler leurs lacunes : fonds d’archives privées, fonds iconographiques, ainsi que témoignages oraux. Des fonds remis plus récemment au SHD par le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget éclairent les premières décennies d’existence de l’aéronautique militaire, avant et après la Première Guerre mondiale, provenant notamment de l’Établissement central d’aérostation militaire de Chalais-Meudon (fonds Renard) et de la Commission interalliée de contrôle aéronautique (fonds Dorand) : les répertoires numériques détaillés de ces deux fonds sont accessibles en ligne sur le site du SHD.

Les archives de l’armée de l’Air se distinguent par une forte proportion de fonds photographiques, au premier rang desquels celui de l’ancien Centre d’interprétation photographique de l’armée de l’Air, riche de plusieurs millions de photographies aériennes réalisées depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu’aux années 1990.


Les archives de la Gendarmerie nationale

En raison d’importantes destructions, les archives de la Gendarmerie nationale ne remontent qu’à la seconde moitié du XIXe siècle et les fonds ne prennent toute leur dimension qu’après 1940. Toutefois, de nombreux documents antérieurs sont conservés dans les fonds de l’armée de Terre, aux Archives nationales ou encore dans les différents services d’archives départementales.

Une histoire récente

C’est dans l’ordonnance royale du 29 octobre 1820 qu’il est question pour la première fois de la conservation des archives de gendarmerie et que sont énumérés les documents qui doivent être rédigés dans les unités. Ce texte est complété par la circulaire du ministère de la Guerre du 30 juillet-1er août 1835 relative à la conservation des archives de la gendarmerie et à leur remise sur inventaire. Mais ce n’est que bien plus tard, en 1972, qu’est créé un véritable service d’archives au Centre administratif et technique de la Gendarmerie nationale (CATGN) du Blanc, dans l’Indre, dont la mission est de centraliser les archives. Le 1er avril 1995, est créé le Service historique de la Gendarmerie nationale (SHGN), auquel le dépôt du Blanc est immédiatement rattaché. En 2005, le SHGN et les fonds qu’il conserve rejoignent le Service historique de la Défense.

Les fonds d’archives

Le guide de recherches publié en 2005 par le SHGN est un outil de travail indispensable aux chercheurs intéressés par l’histoire de la maréchaussée et de la gendarmerie : il offre des méthodes de recherche, fournit d’abondantes informations sur l’histoire des gendarmes et des gendarmeries et donne les repères nécessaires dans les fonds d’archives. Le SHD dispose toujours d’espaces de conservation au Blanc, mais les archives de la gendarmerie, qu’elles soient conservées dans ce dépôt ou à Vincennes, sont consultables sur réservation en salle de lecture Louis XIV à Vincennes. Classées en fonction de leur provenance, par service producteur, les archives de la gendarmerie, cotées en série continue millésimée pour la majorité, peuvent se décliner en sept grands ensembles :
– Commandement supérieur et organismes centralisés : direction générale de la gendarmerie nationale, inspection générale de la gendarmerie nationale, centres administratifs et techniques de la gendarmerie ;
–Gendarmerie départementale : régions de gendarmerie, commandement des forces de gendarmerie d’outre-mer, légions de gendarmerie départementale, compagnies puis groupements de gendarmerie départementale et unités rattachées ;
– Gendarmerie mobile : légions de gendarmerie mobile, unités de gendarmerie mobile ;
–Garde républicaine, garde : garde républicaine de Paris, garde personnelle du chef de l’État (1940-1945), direction générale de la Garde (1942-1944) ;
– Autres formations en métropole : gendarmerie maritime, gendarmerie de l’air, gendarmerie des transports aériens, groupement central des formations aériennes de la gendarmerie, gendarmerie de l’armement, gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires ;
– Formations hors de la métropole : gendarmerie en Allemagne et en Autriche, gendarmerie en Indochine, gendarmerie en Chine, forces prévôtales, gendarmerie en Afrique française du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie), gendarmerie en Afrique subsaharienne (AOF-AEF), unités d’assistance militaire technique et coopération, gendarmerie aux Comores, gendarmerie à Djibouti, gendarmerie aux Nouvelles-Hébrides, fonds restitués de Moscou ;
– Écoles de la Gendarmerie nationale : École des officiers de la Gendarmerie nationale, école des sous-officiers de la Gendarmerie nationale, centres de formation.


Typologie des archives de la gendarmerie

Les archives de la gendarmerie se caractérisent par la prédominance de documents normalisés qui forment la majeure partie de la production documentaire de ses unités. Seuls l’administration centrale (direction générale et inspection de la Gendarmerie) et certains services spécialisés produisent des dossiers thématiques. Les unités de gendarmerie produisent quelques types de documents (procès-verbaux, registres de correspondance...) dont les caractéristiques et le contenu sont assez stables depuis la fin du XIXe siècle.

Vie de l’unité

  • Journaux des marches et opérations (JMO) : tenus par une unité et rédigés jour par jour, ils récapitulent pour la période concernée (semestre, année...) les renseignements relatifs à la situation numérique des effectifs, de l’armement et du matériel, à la composition de l’unité, aux événements survenus dans l’année à l’unité, etc. ;
  • Registres de correspondance courante (R/2) : ils réunissent par ordre chronologique les comptes rendus et documents de toutes sortes envoyés au supérieur hiérarchique pour l’informer des faits et événements journaliers survenus dans la commune et qui intéressent la gendarmerie et son activité ;
  • Registres de correspondance confidentielle (R/4) : ils réunissent par ordre chronologique la correspondance qui peut concerner des affaires privées ou sensibles, le personnel de la gendarmerie (demande de félicitation ou de punition), l’état d’esprit de la brigade ; il existe dans certaines unités des R/4 spécialisés dans un domaine précis ;
  • Registres des actes administratifs et ordres de la légion : documents recensant, pour une année, les mutations, nominations, punitions, félicitations concernant le personnel de la gendarmerie ; exercice des missions des unités ;

Procès-verbaux et registres analytiques d’enregistrement des PV (R/PV) : procédure judiciaire, administrative et militaire, établie par une brigade dans le cadre de son service, pouvant être complétée de différentes pièces (photographies, plans, déposition des témoins, etc). Il est à noter que les liasses de procès-verbaux contenues dans les fonds des unités des compagnies puis groupements de gendarmerie départementale sont très lacunaires suivant les périodes chronologiques ; 

  • Registres de garde à vue : dans chaque brigade territoriale, registre sur lequel sont inscrites les personnes mises en garde à vue ;
  • Carnets de transfèrement : cahier sur lequel sont recensées toutes les personnes escortées par des gendarmes en prison ou devant un tribunal : y sont répertoriés le nom du transféré, ceux des gendarmes qui l’escortent, la date, la destination et éventuellement, les pièces à conviction ou scellés ;
  • Carnets de déclaration : prise de note du gendarme en patrouille lors d’une enquête judiciaire.

La symbolique de la Défense

Le département de la symbolique de la Défense (DSD) est garant et dépositaire de la symbolique militaire. Il est chargé d’émettre des avis historiques et techniques dans trois domaines principaux : la transmission du patrimoine et du palmarès des formations au travers des filiations, l’homologation des insignes et des fanions, la validation des uniformes des attributs historiques et de tradition.

Un peu d’histoire

Cette structure, unique en France, qui regroupe en son sein « les experts symbolique » des trois armées et de la gendarmerie, est née en 1945, à l’initiative de De Lattre de Tassigny. Depuis cette date, le DSD est chargé d’homologuer les projets d’insignes, de fixer les règles de leur élaboration et de codifier les conditions de port. En 1961, la compétence de ce service est élargie à l’homologation des fanions et à la gestion des emblèmes. C’est à ce titre que sont détenus au SHD les emblèmes des formations dissoutes de nos armées.

La richesse du SHD en symbolique militaire

Chargée de l’entretien de la collection d’insignes du ministre de la Défense, la division Symbolique de la Défense du département Histoire et symbolique en détient quelque 40 000 qui proviennent des unités elles-mêmes, de dons ou d’achats réalisés par le Service historique de la Défense auprès de vendeurs ou de collectionneurs. Le DSD conserve également un grand nombre de pièces ou d’attributs d’uniformes provenant de la dissolution des formations interarmées ou de dons de particuliers. Bien qu’essentiellement au service de l’institution militaire, menant une action au profit du commandement et des formations dans le souci d’éviter tout symbole irrecevable ou contre-productif en matière d’image, de neutralité des armées, ou de référence historique, le DSD n’est pas un service exclusivement dédié aux militaires. Il est sollicité par les particuliers désireux d’identifier une symbolique. La Revue historique des armées propose dans chacun de ses numéros une rubrique symbolique militaire.

Près de 1 000 fanions et plus de 300 emblèmes sont détenus au SHD. Un certain nombre sont visibles par le public sur le site de Vincennes dans le hall du pavillon du roi et dans la salle des emblèmes..


Accès aux ressources

Seuls les usagers munis d’une carte de lecteur peuvent accéder aux espaces de consultation.

Une pièce de 1 euro ou un jeton est nécessaire afin de déposer obligatoirement les affaires personnelles dans les casiers-vestiaires (vêtements d’extérieur, sacs, cartables, housses, classeurs, nourriture et liquides, notamment.).

Le SHD ne fournit pas de jeton ou de monnaie. Les dimensions des casiers-vestiaires sont les suivantes : L 40 x H 60 x P 36 (petits casiers) – L 40 x H 130 x P 36 (grands casiers).

Les stylos à encre, gel ou feutre sont interdits en salle de lecture (pour consulter en détail le réglement de la salle de lecture Louis XIV, cliquez ici).
http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/REGLEMENT-SDL-30052017.pdf

Consulter le règlement de la salle de lecture

Fermetures annuelles

Le lundi 22 avril 2019

Le mercredi 1er mai 2019

Du mercredi 8 mai au dimanche 12 mai 2019
 
Du jeudi 30 mai au dimanche 2 juin 2019

Le lundi 10 juin 2019

Du lundi 29 juillet au dimanche 18 août 2019

Le samedi 21 septembre 2019

Du vendredi 1er novembre au dimanche 3 novembre 2019

Le lundi 11 novembre 2019

Du mercredi 25 décembre 2019 au mercredi 1er janvier 2020 inclus 

Accès

Métro : ligne 1, station "Château de Vincennes".

RER : ligne A, station "Vincennes".

Autobus : lignes 46, 56, 112, 114, 115, 118, 124, 210, 215, 318, 325.

Station Vélib : cours des Maréchaux (n° 12123).

Última modificación el 07/06/2019